Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 19:12


Présents : Denise, Bernard, Christelle et Marie-Pierre
Excusés : Claude, Simone et Marie-France.

Ordre du jour :
Concours de nouvelles :.
La remise des prix a eu lieu en présence de Pierre Bordage et de M. Chéreau, Maire de Montaigu, des membres du jury et de plusieurs participants au concours qui nous ont fait l’amitié de se déplacer. Les deux premiers lauréats étaient là et la troisième était excusée. Le premier prix a été remis par Pierre Bordage et le deuxième par Marie Rialland qui a participé au jury et qui était la première gagnante du concours l’année passée. La remise des prix a eu lieu dans une ambiance conviviale et a été suivie comme il se doit du pot de l’amitié qui a été l’occasion d’échanges entre les membres de l’assemblée. Les nouvelles ont été mises sur le blog de l’association par Christelle. Merci à tous les participants qui ont assuré le succès de cette manifestation. Le caractère local de cette manifestation sans restreindre la qualité des nouvelles a permis comme nous le souhaitions de rendre possibles la participation de chacun.  L’option semble donc à retenir.

Atelier de convivialité :
A eu lieu le jeudi 11 décembre, avec un thème libre (sans doute Noël…) Il y avait des Kosovars, une Ivoirienne et trois Roumaines et des membres des associations. Il y a eu des discussions animées autour de délicieuses pâtisseries.et un retour très positif d’une participante qui a exprimé sa satisfaction de trouver un lieu réel d’échanges. Le prochain atelier aura lieu le jeudi 15 janvier à la salle de l’Egault à partir de 14 heures.

Le projet du marque-page :
Ils sont arrivés et ont été distribués en partie à la maison de la presse de Montaigu pour une diffusion au moment des cadeaux de fêtes de fin d’année. Merci à Caroline Leroy pour sa sympathique réalisation.

Dossier de demande de subventions :.
A été élaboré par les soins de Denise, Bernard et Marie-Pierre et sera remis par Bernard à la mairie le mercredi 7 janvier.

Préparation de l’Assemblée Générale de février 2009
Travail de secrétariat : envoi des convocations. Christelle s’est proposée pour aider à la mise sous pli des convocations. La préparation  des convocations sera faite par Marie-Pierre. La date du vendredi 27 février au Parc des Rochettes à 20 heures a été choisie (en évitant la période de vacances scolaires). Prévoir chèque caution de 200 euros pour la mairie.
Les cartes d’adhérant 2009 seront éditées par Bernard.
Présentation du bilan moral par Marie-Pierre
Présentation du bilan financier par Denise
La préparation  du pot et de la galette reste à déterminer au prochain CA.

Rencontre avec Jean-Michel Adam pour la mise en place du projet Slam
Depuis un an environ nous rêvions de trouver une action à faire en direction des jeunes de Montaigu et de tous ceux qui ont envie de s’exprimer. Nous avions réalisé lors de la quinzaine commerciale un essai d’annonces publiques gratuites mais là nous comptons passer à la vitesse supérieure en organisant une soirée slam. Aussi Denise est entrée en contact avec Jean-Michel Adam qui participe et anime des soirées slam depuis plusieurs années sur Nantes. Il est prêt à en organiser et en animer une avec Montalyre. Le principe est d’offrir une scène ouverte où chacun est libre de s’exprimer tout en respectant des règles simples et prédéterminées. Ce projet sera plus amplement dévoilé lors de notre Assemblée Générale. Qu’on se le dise !!!

Projet foire aux polars avec JB Pouy ?
Le projet est en attente…


La prochaine réunion aura lieu le mardi 3 février 2009 à 20 heures 30 salle Ratouit. N’hésitez pas à nous y rejoindre.

Allez sur notre blog : montalyre.over-blog.fr
Par Association Montalyre - Publié dans : Compte rendu de l'assos
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 18:52
Présents : Denise, Claude, Christelle, Bernard et Marie-Pierre
Excusés : Simone et Marie-France.

Ordre du jour :
Concours de nouvelles :.
Pour la remise des prix commencera dès 10h30, pour que Pierre puisse faire des dédicaces et une dédicace aura lieu aussi l’après-midi.
Un chèque de caution de 200,00 euros est à donner le jour de la remise du prix c’est à dire le samedi 6 décembre en même temps que l’on ira retirer la clé à la mairie. Le pot sera organisé par Denise et Claude. On va acheter des verres pour l’association.
On a reçu des mails et des courriers des participants : 12 personnes doivent venir. La dame qui a le troisième prix ne pourra pas venir. Les deux premiers gagnants vont venir. Nous avons photocopié des exemplaires des trois gagnants à distribuer à ceux qui viendront.

Atelier de convivialité :
Aura lieu le jeudi 11 décembre, à la salle de l’Egault à partir de 14 heures avec un thème libre (sans doute Noël…)
La soirée interculturelle a eu lieu le samedi 22 novembre à la salle du Pont Boisseau à Saint-Georges de Montaigu. L’ambiance était très sympathique. Il y avait environ 80 personnes de toutes nationalités : des Turcs,  des Arméniens, un Afghan, des Malgaches, des Camerounais, des Gabonais, une Burkinabé, une Romaine, des Kosovars…
La soirée a été délicieuse dans tous les sens du terme : dégustation de mets variés et chansons et danses. Merci à Echanges et Solidarités pour avoir initié et organisé dans ses grandes lignes cette soirée.

Le projet du marque-page :
Le projet est en phase finale. On les espère pour Noël…

Heure du conte :
Bonne nouvelle : la lecture à l’école Jules Verne a repris avec succès auprès des CM1. Merci à Christelle et Claude. A l’école des Jardins l’atelier a eu tellement bien fonctionné qu’il est désormais ouvert aux CM2 qui l’ont plébiscité pour être avec les CM1. Merci à Monique et Bernard.

Lecture à la maison de retraite :
La lecture a toujours autant de succès. Claude s’est proposé pour aller faire des lectures dans les chambres pour que les Résidents qui ne peuvent plus se déplacer puissent quand même bénéficié de l’atelier.

Recrutement :
Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Faites-le savoir.

Dossier de demande de subventions :.
Marie-Pierre s’occupera du bilan moral. Prévoir les achats de livres. Denise et Bernard s’occupent du bilan financier. Le repas associatif se fera sur invitation de l’association pour les membres actifs de Montalyre..

La prochaine réunion aura lieu le mardi 6 janvier 2009 à 20 heures 30 salle Ratouit. N’hésitez pas à nous y rejoindre.

Allez sur notre blog : montalyre.over-blog.fr
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 18:49
Le jour où je suis mort

    Fallait pas qu’elle me dise non ; fallait pas qu’elle me dise que j’étais trop gros et puis
trop moche et puis trop vieux. J’avais rien demandé moi, surtout pas que cette belle dame de
Paris vienne faire bronzer ses nichons entre mes meules de foin. Et puis fallait pas qu’elle commence à m’aguicher de ses manières de dévergondée aussi : et vas-y que je me trémousse dans mon slip de bain qu’avait qu’une ficelle derrière, qu’elle aurait été à poil c’était pas pire, et vas-y que je te fais des mines et des yeux que c’est pas chrétien des yeux comme ça comme dirait maman et puis sa langue aussi, toute rose et toute humide qu’elle passait sur ses lèvres pleines de rouge qui brillaient comme des appels dans la lumière…
Et puis y’avait sa peau aussi, sa peau dorée qui luisait sous le soleil, sa peau étalée qui semblait supplier qu’on la caresse, sa peau qui semblait si douce, comme du velours, une peau comme j’en avais jamais vue chez les femmes du village, même les jeunes que le travail des champs avait encore pas trop abîmées…
    Faut dire que jusque-là j’avais connu que Marie la folle, ma première, ma seule, celle de tous les gars du village, avec sa peau trop blanche, ses seins pendants, ses cuisses trop grosses et trop molles, sa bouche que j’osais pas embrasser, ses cheveux graisseux qui lui tombaient partout devant les yeux… Mais c’était ma Marie et je l’aimais, je crois, à ma manière, on se demandait rien, on se donnait rien, quelques minutes de plaisir de temps en temps, des instants de rut entre bêtes comme avait dit maman le jour où elle nous avait surpris en plein amour…
    Depuis j’avais plus revu Marie, maman voulait pas.
    « Je veux pas que t’aille voir des putains ! » qu’elle me criait dessus…
    Marie c’était pas une putain. Mais je pouvais pas dire ça à Maman, ç’aurait été lui désobéir… et chez nous, au village, même à cinquante ans, on désobéit pas aux parents…
    Alors j’ai plus revu Marie et elle me manquait, pour sûr. Pasque faire ça tout seul sous les draps ou caché dans les buissons quand j’avais trop envie, faut bien dire ce qui est, ça donnait pas le même contentement !
    Mais je pouvais pas dire ça aux gendarmes que j’étais en manque de contentement, hein ! je pouvais rien dire du tout d’ailleurs, puisque je me souvenais de rien…
 Juste l’autre là, la parisienne, toute nue devant moi, toute belle, en train de me caresser les poils de la poitrine pasque j’étais torse nu à cause de la chaleur, et puis de me marmonner des mots qu’on m’avait jamais dits, pasque chez nous au village on parlait pas pendant ces choses-là, on n’était pas des dépravés comme les gens de la ville qui poussent des cris de bêtes pendant l’amour ; je le sais, j’avais été chez le René qui avait plein de cassettes cochonnes et qu’on regardait des fois quand sa mère qu’avait un cancer allait faire ses trois jours de chimio à l’hôpital…
    Et la parisienne était comme les filles des cassettes, belle pareille et aguicheuse aussi. Alors c’est normal qu’avec mon manque de contentement, j’ai pas pu me retenir quand elle a mis sa main dans mon short : « hé mais c’est qu’il a même pas de slip ce salopiot !!! ». et elle s’est mise à rire, rire en me tripotant l’attirail, la tête renversée en arrière, les seins qui sautaient partout sous mon nez.
    Fallait pas qu’elle dise non après quand je l’ai renversée dans l’herbe, fallait pas qu’elle devienne méchante et qu’elle m’insulte, qu’elle me traite de gros porc et de vieux dégueulasse, fallait pas…              

    C’est ce jour-là que je suis mort…
    Dans ma tête y’a plus rien, je vois les gens tourner autour de moi mais je les entends pas, j’entends les gendarmes me crier dessus mais je comprends pas ce qu’ils disent, je comprends pas ce qu’ils veulent, comme j’ai pas compris pourquoi maman m’a donné une gifle de toute sa force avec cet air méchant qu’elle a parfois quand je fais une bêtise…
    Dans ma tête y’a plus rien sauf la parisienne, la peau si douce de la parisienne, les seins si ronds de la parisienne, et puis la fente rasée de la parisienne, comme dans les films, comme j’en avais jamais vu en vrai, pasque Marie tous les gars du village l’appelaient la poilue et qu’y en a même qui plaisantaient avec ça en disant qu’il faudrait une débroussailleuse pour faire la chose ; enfin ils disaient ça plus méchamment, en se moquant, et je comprenais pas pourquoi, pasqu’ils étaient bien contents de la trouver la fente poilue de Marie, même ceux qu’avaient déjà une femme à la maison…
    Je sais plus vraiment depuis combien de jours, ou de semaines, ils m’ont mis dans cette pièce qui a tout du cercueil avec ses murs recouverts de matelas et rien d’autre qu’un trou pour pisser, je sais plus trop qui je suis, je sais plus si j’ai faim, si j’ai soif, s’il fait chaud,
s’il fait froid, si je dois pleurer quand ils me frappent, si je dois sourire quand je pense à la parisienne ou si je dois lui en vouloir à cette dévergondée…
    Pasque je suis pas plus nigaud qu’un autre hein, malgré ce qu’on dit au village ; c’est sa faute si je suis là, à la parisienne, les gendarmes arrêtent pas de me coller sa photo sous le nez, une où elle est comme je l’ai connue, souriante avec ses yeux de dévergondée, et puis d’autres où on la reconnaît même pas tellement qu’elle a de sang sur la figure et qu’elle a l’air d’avoir peur de quelque chose…

    « Alors, tu vas parler abruti ! » ou « alors t’accouches fumier ! » 

    J’entends plus que ça tous les jours… c’est à moi qu’ils parlent je crois, mais je les écoute pas ; j’essaie de penser à ma belle parisienne mais il y a des choses bizarres qui se passent dans ma tête : au début elle est devant moi toute belle en train de rire et puis tout devient rouge, ça se bouscule dans ma tête et je me mets à trembler de partout, surtout mes mains toutes rouges de sang que j’essaie d’agripper dans les matelas…
    Et il y a quelqu’un qui crie dans ma tête, et je crois bien que c’est moi…
    Et alors les types en blouse blanche rentrent pour me faire des piqûres ; je suis pas malade… j’ai jamais été malade…

    Mais je m’en fous ; je me fous de tout maintenant…

    Je me souviens juste que j’étais dans un champ avec une belle parisienne, il y a très, très longtemps, ou c’était hier, je sais plus, et c’est ce jour-là que je suis mort…

Michel Bretaud.
Par Association Montalyre - Publié dans : Concours de nouvelles 2008
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 18:48
Les dents du loup.         



 − Mais dis-moi pourquoi tu veux changer !
La petite se rebelle. C’est son rôle de mettre la table pour le souper et à sa sœur de descendre au cellier pour « tirer à boire ». Elle sent, sous l’habileté de son aînée à l’embobiner, comme de la peur. Mais quelle crainte peut lui inspirer cette tâche routinière ?
 − T’es pas cap !
Aussitôt la petite réagit à la provocation, empoigne la bouteille et sort. La fierté la propulse en furie jusqu’au milieu de la terrasse où l’obscurité précoce de novembre rabat brutalement son audace. Le froid la mord, entame son assurance, pénètre sous ses vêtements. Elle qui ne connaît le noir de la nuit qu’accompagnée d’adultes vient, en claquant la porte de la cuisine, de pénétrer dans un monde inconnu, où nulle grande main ne protègera la sienne. Et c’était étrange, cette fillette plantée là, d’une immobilité de pierre sous les gifles du vent. Enfin un réflexe la sort de sa transe, elle tape des pieds pour se réchauffer. Ce faisant, elle se reconnaît vivante et vulnérable dans cet inquiétant univers où aucun regard ne contrôle ses gestes.
Elle cherche des repères pour se rassurer, mais les hangars familiers, gommés par le brouillard, ne lui montrent qu’une silhouette tronquée, irréelle, qui lui paraît hostile. Les vaches ont déserté les auges ventées et se tassent à l’abri, avalées par l’ombre. La petite ressent un coup au cœur en voyant la stabulation vide. Il n’y a donc plus de vaches la nuit, plus de branlements de tête à son passage, plus de chaleur amicale et rassurante ! Au loin sur la route, trahi par ses effluves, refroidit dans le noir le terrifiant alambic d’un voisin, repaire, d’après sa mère, des traîne-savates du pays.
Toujours sur le dallage d’ardoise, la petite hésite. Certes, l’appréhension lui noue le ventre, lui contracte les mâchoires mais elle ne peut retourner vers la moiteur de la cuisine sans risquer les quolibets de sa sœur, ni, surtout, sans perdre l’estime de son père qui la dit intrépide. La bouteille vide lui renvoie une infime odeur de vin. Cet arôme familier, qui évoque les hommes de la maison, lui donne du courage et, prenant le dessus, elle remet son environnement à portée de ses six ans : « On dirait qu’il y a un loup, se dit-elle, et qu’il veut me manger ».
Concentrée, elle sautille à cloche-pied jusqu’à l’allée. Qu’elle lâche la bouteille, qu’elle pose un pied par terre et le loup l’attrapera. Comment le sait-elle ? C’est comme ça ! Entre le loup et elle, au long des défis solitaires, se sont bâties des règles d’attaque et de trêve, juste à la limite d’une peur maîtrisable, avec des incursions dans l’épouvante dont elle ne peut émerger qu’en devenant plus brave.
Elle arrive sur la dernière dalle. Pouce ! Dans ce havre, elle peut se reposer, haletante, réajuster la bouteille et scruter peureusement les alentours. Le cellier est juste sous la cuisine dans cette maison à flan de colline. Pour y accéder, elle peut faire le grand tour par les hangars ou mieux, emprunter le nouvel escalier, un ouvrage de béton brut, plongeant vers la route, que son père a taillé dans le roc puis coffré, douze hautes marches qui facilitent l’accès au sous-sol de la maison. Elle le connaît bien, des mollets et des coudes éraflés. A chaque chute, sa mère lui dit de ne pas courir en descendant, et quand il voit ses genoux couronnés, son père marmonne que, c’est juré, il va bientôt entreprendre la couche de finition. En attendant, c’est pour elle un passage hérissé d’embûches.
Les nuages chassés par le vent découvrent un quartier de lune qui souligne chaque aspérité des marches. Il faut qu’elle descende en plein milieu, comme les grands, sinon le loup se jettera sur elle. Elle se place sur la première marche, cramponnée à la bouteille. La respiration du loup se mêle à la sienne, si près qu’elle ne peut les distinguer. Elle devine une énorme masse informe derrière elle qui va l’engloutir. Tout son dos se raidit. Affolée, elle éprouve un doute terrible : cette fois, il va l’attraper ! Vite, elle avance une jambe, pose le pied, résiste à la tentation de mettre l’autre sur la même marche et continue vaillamment. Sauvée ! Alors qu’elle reprend confiance, une ferraille apparente la fait vaciller. Son pied glisse, elle va tomber ! Le souffle bloqué par l’appréhension, elle attend l’inévitable, la chute en cascade sur le béton. Il lui semble sentir déjà la brûlure de sa peau déchirée par le ciment, entendre les reproches de sa mère. Tétanisée par la panique, elle serre la bouteille, et se projetant involontairement en arrière se retrouve assise sur la marche.
Une petite voix chantonne dans sa tête « même pas peur ! », tandis qu’elle essuie ses larmes. La voilà qui fait la bravache, qui ne craint plus le loup, quand elle réalise son impuissance à se tirer d’affaire. Elle pense alors que ses parents inquiets vont venir la chercher, tant s’étirent dans son esprit les minutes qu’elle vient de passer. Puis, ragaillardie à cette idée, qu’il serait avantageux qu’ils ne la découvrent pas dans cette situation de détresse. Elle descend précautionneusement l’escalier comme un bébé, à quatre pattes, réconfortée dans sa dignité à l’idée que personne ne peut la voir, pas même le loup parti faire le grand tour par les hangars.
La voici enfin sur la route. Vue d’en bas, la maison lui semble étrangère. Ses volets, largement ouverts la journée, sont maintenant fermés et se fondent dans le mur de pierre. La gorge nouée, la fillette déglutit avec peine ; cet inquiétant changement nocturne de la façade l’oppresse. Elle renifle à petits coups, désemparée, puis remarque une flaque luisante sur la route mouillée. Avec un grand soupir qui ravale sa détresse, elle s’en approche. A l’instant où son soulier irrésistiblement attiré en trouble la surface elle y voit vibrer un reflet menaçant. Elle tressaille. C’est le loup, il la guette ! Un flot d’adrénaline colore ses joues, la lance dans une course d’esquive en zigzag  jusqu’à la lourde porte en bois du cellier. Vite, sur la pointe des pieds, elle atteint la clenche et entre, sans s’apercevoir que le vantail est déjà entrouvert.
Elle aspire avec délice les senteurs amies des pommes sur les claies tout en essayant d’atteindre l’interrupteur. Un bras haut levé, la bouteille dans l’autre, son contentement s’effondre. Soudain, elle réalise avec affolement qu’elle est trop petite pour allumer et plus alarmant encore, qu’il se mêle au parfum des fruits une puanteur de corps jamais lavé, de tabac refroidi. Un mouvement dans l’obscurité accentue l’odeur, puis ces mots : « Je t’attendais ! Aujourd’hui, tu ne t’échapperas pas ! ».  Elle s’adosse au mur, elle voudrait être minuscule, disparaître entre deux pierres. Mais ce n’est pas possible. Elle sait, sans l’avoir jamais appris, que l’homme veut lui faire du mal. Elle voudrait courir, se sauver, elle en est incapable. La peur la glace. La peur tient toute la place dans sa tête, l’empêche de commander à ses jambes de bouger. L’intrus s’approche, si près qu’elle perçoit son haleine avinée. Elle tourne instinctivement la tête pour s’y soustraire et hoquette un cri d’effroi qui attire la main de l’homme en bâillon sur sa bouche. Tout son corps menu se cabre mais il ne fait qu’en ricaner. C’est alors, dans le dégoût provoqué par ce contact, que le loup vient à son aide. Elle sent le pouvoir du loup dans ses mâchoires, elle mord de toutes ses forces et tandis que son assaillant relâche sa pression, un hurlement de terreur jaillit de sa gorge, monte, puissant et irrépressible jusqu’à la cuisine, jusqu’aux maisons voisines, et poursuit l’homme en fuite.

Odile Chapeau
Par Association Montalyre - Publié dans : Concours de nouvelles 2008
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 18:46
Hyperhydrose   de  Bharatpur                      
 
Les pieds dans l’eau. Cette sensation désagréable la réveilla. Elle était plantée là, en chemise de nuit, au beau milieu de sa cuisine.
« Tu tournes pas rond ma pauvre Germaine ! », se disait-elle, piétinant  le carrelage glacé.
 Cela faisait plusieurs semaines que quelque chose la perturbait. Le docteur lui avait parlé de bouffées de chaleur, de sueurs, de grosse fatigue, et de nervosité.
Eh bien ! Sa ménopause ne serait pas une partie de plaisir !
Le docteur n’avait rien dit au sujet de ces crises, de plus en plus nombreuses, de somnambulisme qui la promenaient à travers toute la maison.
Ça l’effrayait.
Les jours se succédèrent. Les bouffées de chaleur nocturnes se multiplièrent. Pénibles. Inconfortables. Ainsi que ses errances inconscientes.
« Un jour je vais me réveiller morte, écrasée par un camion au milieu de la route ! ». Elle se rendit compte de la stupidité de ce qu’elle venait de dire, et sourit bêtement en haussant les épaules, « tu tournes pas rond et en plus tu dis n’importe quoi, ma pauv’fille ! ».
Elle tâtonna dans l’obscurité. Le mur. A hauteur de nombril, l’interrupteur.
Le carrelage était sec, sous ses pieds nus, bien entendu. Elle se dit qu’un peu d’air frais l’aiderait sans doute à remettre ses idées en place et à retrouver le sommeil par la même occasion. Elle jeta un pull sur ses épaules et sortit sur la terrasse. Les nuits de printemps sont fraîches et humides dans le marais vendéen. Ses pauvres chaussons lui faisaient bien honte, mais elle ne pouvait se résoudre à les jeter. C’était ceux de son mari, le Benoit.
« Ils me feront bien encore une semaine », disait-elle. Comme les gamins qui traînent partout leur affreux doudou dont ils ne peuvent se séparer. Elle les lui avait achetés lors de leur voyage en Inde, au mois de septembre de l’année dernière. Ils avaient cassé leur plan d’épargne pour se payer ce magnifique voyage. Les noces de rubis, ça se fête !
C’était des babouches indiennes, brodées à la main. Elles étaient à présent bien effilochées et ne tenaient plus qu’à un fil. Elle était très attachée à elles, surtout depuis les évènements. Elle sentait que cet attachement pour de vieilles savates pouvait sembler disproportionné et stupide, mais il était hors de question de s’en débarrasser.
Elle traversa la cour. Le « criss criss » de ses babouches résonnait sur les graviers. La lune
éclairait le marais d’une  faible lueur, légèrement bleutée. Germaine vivait à Sallertaine, un peu à l’écart du bourg, dans une bourrine coincée entre quatre étiers, qui l’emprisonnaient
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gentiment dans un écrin de verdure et d’eau. Elle était seule, depuis le départ de son mari. Cela faisait déjà trois mois. 
« Parti chercher des cigarettes, qu’il avait dit, tu parles, parti avec une poule oui ! », les langues des voisines allaient bon train.
Toujours est-il que le Benoit, il n’était plus jamais revenu. Les pompiers et les flics avaient mené leur enquête, et avaient conclu à une fugue, volontaire.
« Vous savez ma pauv’ dame, on ne peut pas obliger quelqu’un à rester contre son gré. Il n’y a aucune loi qui l’y force ! Et puis, si vous saviez le nombre de bonshommes qui  partent comme ça… ». Elle s’en fichait, la Germaine, de savoir qu’elle n’était pas la seule abandonnée par son mari. Elle n’y comprenait rien : ils avaient eu du bon temps ensemble, « pourquoi qu’il serait parti, comme ça, sans rien dire ? ». Surtout après leur beau voyage en Inde. Les yeux de la Germaine s’embrumèrent. Elle se frotta le nez en un rapide va-et-vient  d’un revers de main.
La lumière de la cuisine s’allongeait de tout son long en travers de la cour. Le corps de la Germaine mesurait plus de dix mètres de long. Ses pieds étaient près de la terrasse et sa tête était déjà au portail.
A la faveur de la clarté de la lune, elle continua à avancer. Elle sentit de nouveau cette affreuse sensation : son cœur battait derrière ses tempes. Ça accélérait et ça cognait. Elle posa
ses deux index dessus. Ça tapait tellement fort là-dedans, que ces doigts bougeaient en rythme. Elle réalisa qu’elle suait sous les yeux. Du jamais vu ! Suer sous les yeux !
Elle passa ses deux mains sur l’ovale de son visage. Elle était en nage. Pas un centimètre carré de sec ! Elle transpirait sous le nez, et sous le menton. Elle trouva ça un peu dégoûtant. Puis, se dit que, finalement, elle avait la chance d’être seule, en pleine nuit, et chez elle. Elle plaignait celles à qui un truc pareil arrivait en plein jour. Elle priait le Bon Dieu que cela ne lui arrivât pas devant les commères, car elle savait que celles-ci ne manqueraient pas de lui faire des réflexions. A cette évocation, un frisson lui parcourut la colonne vertébrale. Elle avait froid et chaud. Suait et tremblait tout à la fois. Elle voulut rebrousser chemin, mais sentit quelque chose l’attirer au dehors de son jardin.
On n’y voyait plus grand-chose au-delà du portail. Elle se hasarda malgré tout à aller un peu plus loin. Elle connaissait les parages par cœur. Après le portail, le chemin de la Vergne. Des saules  bordaient  l’étier  devant  chez  elle. Leur ombre projetée au sol était démesurée. Les branches souples jouaient avec la brise nocturne et mimaient de sensuelles arabesques. Quelque chose se prit dans les cheveux de la Germaine et lui arracha un cri strident.
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« Fi d’ vesse ! », hurla-t-elle, secouant sa tignasse emmêlée. Mais ça ne voulait pas sortir de là. Ça s’accrochait encore. En proie à la panique, elle se mit alors à courir de toutes ses jambes, en agitant les bras devant elle. Ses tempes battaient de plus belle. Son cœur était au bord de l’explosion, il battait la chamade si fort qu’elle pensa que ça devait s’entendre à l’extérieur d’elle.
Sa tête heurta quelque chose de dur. Elle n’eut pas le temps d’avoir mal. Elle tomba à la renverse tant le choc frontal fut violent.
Elle resta  allongée sur le dos, un long moment. Puis, elle sentit une douce chaleur lui baigner le visage.
« Le soleil », pensa-t-elle.
Elle passa la main sur sa joue. C’était chaud. Chaud et collant. Elle essaya d’ouvrir les yeux. Elle y parvint, mais eut du mal à les ouvrir entièrement car ils collaient eux aussi. Une clarté rougeâtre au travers des paupières. Son front la faisait atrocement souffrir.
Elle avait envie de pleurer.  Elle pleura.
D’une main, elle s’essuya les yeux, se moucha le nez, et se rejeta les cheveux en arrière. Pas très propre, mais très efficace. « Je dois avoir une de ces touches ! », songea-t-elle.
Elle prit appui sur ses coudes, puis se releva. La tête lui tournait. Elle regrettait d’avoir eu cette idée idiote d’aller chercher le sommeil au dehors. Elle avait l’air fin, tiens !
« T’es une vraie nullarde, ma pauv’Germaine ! ».
Une fois debout, elle réalisa qu’elle avait perdu une de ses babouches. Clopin-clopant, elle avança lentement, en direction de sa bourrine, tâtonnant l’air devant elle, à l’aide de ses bras, à l’aveugle. On eût dit que sous ses mains, l’espace, le vide, prenait subitement de la consistance. Ses gestes s’arrondissaient. Ses doigts, fébriles, tremblotaient. Son pied nu sentait la rosée le chatouiller à chaque pas. De plus, en voulant fuir, elle avait quitté le chemin. Il fallait absolument y remonter. Elle devait probablement être de l’autre côté, en face, dans le champ du père Raballand. Il avait fait les foins la semaine dernière. Les chaumes
lui blessaient la plante du pied nu.  Chaque pas lui arrachait une plainte, et une injure.
« Aïe ! C’t falli fi d’… ! ».
Voilà qu’elle avait maintenant la nausée. Sans doute était-ce dû à la violence de l’impact sur son front. Elle sentit un drôle de goût lui monter dans la gorge. Acre. Elle déglutit. Encore cet affreux goût. Elle grimaça. Puis, se pencha en avant, juste le temps de rendre, à ses pieds. Plus de la salive que du vomi à proprement parler. De la bile. Elle s’essuya les lèvres entre le pouce  et  l’index. Au  point  où  elle en était, elle n’allait certainement pas faire de chichis !
                                                                 3
Et puis, qui la voyait ?
Elle se redressa. Elle avait bien du mal à garder la verticale. Ses jambes se mirent à flageoler. Complètement soûle la Germaine ! Non seulement elle s’était esquintée le front et elle pissait le sang, mais en plus elle venait de dégueuler dans le fossé.
« C’est du propre ma pauv’vieille ! », murmura-t-elle, « allez, au bercail ! ».
Elle se mit en route. Elle se traînait plus qu’elle ne marchait. Sur le côté droit elle entendit un clapotis familier. Au fur et à mesure qu’elle avançait, les grenouilles plongeaient dans l’étier.
Des tremblements la secouèrent tout d’un coup. Elle était de nouveau en nage.
« Saleté de ménopause ! », grincha-t-elle.
 Elle toucha son front. Moite et froid. Sa température venait de grimper et sa transpiration était abondante.
 Il lui sembla entendre son mari, le Benoit.
« M’en vas cherchaè des cigaréts, la Germaine ! », qu’il disait.
« Voilà qu’tu délires maintenant, ma pauv’fille ! ». Ses cuisses, trempées, inondées de sueurs froides, grelottaient et allaient la lâcher d’un moment à l’autre.
Elle allait mourir. Là, dans le champ des Raballand. Elle le sentait bien qu’elle allait mourir, toute seule comme un pauvre petit hérisson. Et le lendemain les vieilles commères du bourg jaseraient.
« On a trouvé c’te pauv’ Germaine, crvaè, le cul nu, en chemise et la gueule en sang. Elle nageait dans son vomi ! ».
Elle avait de la fièvre et maintenant  la voilà qui hallucinait. Elle entendait des voix.
« Comment ça « crevaille dans son vomi » ? », pensa-t-elle, « tu parles d’une mort pour
quelqu’un qui a vu le Taj Mahal ! ». Ça lui donna du courage. Elle continua d’avancer. Au milieu d’un petit buisson, elle trébucha contre quelque chose de dur, au sol. Elle faillit se rétamer le nez par terre. De la pointe de son chausson elle tâta. Une souche d’arbre probablement. Un monticule de terre, ou un ballot de paille.
Elle eut un étrange pressentiment. De son pied nu, elle se hasarda à toucher l’obstacle. Ce n’était pas de la terre, pas plus que du bois. Du tissu peut-être. Du tissu au milieu du champ des Raballand ? Probablement l’un d’eux aura oublié sa veste ce matin, lorsqu’il est venu travailler là.
Ce vêtement lui sembla bien épais. Rongée par la curiosité, elle se baissa. Elle voulait en avoir le cœur net. Elle le tâta de plus belle, à pleines mains. Il y avait des morceaux de bois là-dessous. Sans doute quelqu’un avait  préparé des fagots, et les avait cachés là, dans le buisson.
                                                                 4
La Germaine se releva.
« Le père Raballand retrouvera sa veste, ici, demain, il ne sera pas dit que j’y ai touché », se dit-elle, « je l’ connais, il est pas commode ! ».
Elle fut prise d’une soudaine migraine qui lui serra la tête comme un étau. Elle se tint la tête à deux mains, et serra fort, mais rien n’y fit. Elle se laissa choir au sol. Ses genoux claquèrent contre la terre. Les chaumes acérés lui cisaillèrent les mollets et les cuisses. Elle poussa un cri, violent, déchirant. Un clapotis se fit entendre. Une grenouille venait de plonger.
Le visage de Germaine s’inonda de nouveau de sueur. Celle-ci, aigre et saumâtre lui coulait entre les lèvres entrouvertes. Elle poussa un long râle. Il lui sembla que ses muscles la lâchaient et qu’elle venait d’uriner, tant sa sudation était intense.
« Ben alors la Germaine, tu vas quand même pas crever dans ta pisse ! ». Coriace la Germaine !
Elle s’assit sur la fesse droite, puis se laissa glisser sur le côté, recroquevillée. Fœtale. Elle prit tendrement son chausson indien à bras le corps, et le posa contre sa joue.

          Le lendemain, lorsque le père Raballand vint travailler dans son champ, il trouva la Germaine, morte, la joue contre sa babouche, le front et les jambes en sang, lacérées. Auprès d’elle, dans le buisson, son mari, le Benoit, ou plus exactement ce qu’il en restait. Ses os nageaient dans une veste définitivement trop large.
Un inspecteur chargé de l’enquête fut dépêché sur place aussitôt. Il arriva de Nantes dans l’après-midi. Quelques jours plus tard, le médecin légiste fit son rapport.
« La cause des deux décès est le plasmodium falciparum. L’un a eu lieu hier, l’autre remonte à trois mois, vu l’état de décomposition du corps. La piqûre de l’anophèle est survenue lors de leur voyage dans les marais de Bharatpur, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest d’Agra. La période d’incubation du paludisme peut varier de quelques jours à plusieurs mois, et varie également d’une personne à l’autre ».
 
                                                       Mathilde Thomas.
Par Association Montalyre - Publié dans : Concours de nouvelles 2008
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 18:45
Concours de nouvelles de Montalyre 2008.

Je commencerai par remercier tous les partenaires qui ont rendu cette rencontre possible, je rappellerai brièvement ce qu’est l’association Montalyre et l’objectif général qui anime ses actions, et je concluerai en parlant du cru des nouvelles 2008 et des nouvelles des trois gagnants avant que ne leur soient remis les prix.

remerciement à Pierre Bordage de nous faire l’amitié d’être le président du jury pour la deuxième année et cela malgré un agenda chargé. Merci à lui pour sa très grande disponibilité et sa générosité et pour avoir été un passeur de mots efficace puisque c’est grâce à lui que l’atelier d’écriture existe dans Montalyre et, par extension, le concours de nouvelles puisqu’à l’origine il a animé un atelier d’écriture au sein de la cédéthèque de Montaigu et qu’il perdure désormais au sein de l’association Montalyre.
Remerciement à M. Chéreau,  Maire de Montaigu pour le soutien financier qu’il apporte à notre association et pour sa présence parmi nous aujourd’hui,
Merci également à la maison de la presse de Montaigu qui offre le troisième prix du concours et nous soutient régulièrement dans les actions que nous entreprenons.
Merci bien évidemment à tous les participants et écrivains en herbe qui ont concouru cette année et qui nous font l’amitié d’être là aujourd’hui.
Je serai ingrate si j’oubliais de citer les membres du bureau et les membres du jury qui ont participé à la mise en place du concours et tout particulièrement Blandine qui en a trouvé le thème et le règlement.

Montalyre est une association loi 1901 dont l’objectif est de promouvoir la lecture et l’écriture à travers des actions sur le secteur de Montaigu : lecture dans les lieux publics : hôpital, maison de retraite, école, café littéraire atelier d’écriture et atelier d’alphabétisation et lutte contre l’illettrisme en concertation avec Antenna. Plus largement, ce que nous y défendons c’est de faire de la culture un lieu d’échanges vivants, un creuset commun où nous nous redéfinir. 

Aussi quoi de mieux qu’un concours de nouvelles ?
Donc un grand merci aux participants du concours. 32 candidats ont concouru cette année. C’est moins que l’an dernier (104 participants) c’est dû au choix de restreindre géographiquement la participation aux habitants des Pays de la Loire afin qu’une rencontre soit possible. Il y a eu une première sélection de 8 textes qui ont fait l’objet de la dernière rencontre des membres du jury. Il faut ajouter que si le nombre de participants a été plus faible la qualité des nouvelles sélectionnées a été considérée comme bonne par tous les membres du jury.
Ce qui a été rafraîchissant dans la lecture des nouvelles cela a été la variété des tons que le thème « sueurs froides » avec une action qui devait se dérouler à la campagne, a déclenché dans l’imaginaire des participants. Ce qui a déterminé les choix du jury c’est la qualité littéraire des textes.
Le troisième prix a été attribué à Madame Mathilde Thomas pour Hyperhydrose de Baratpur. Elle ne peut pas être parmi nous et vous prie d’excuser son absence. Elle m’a néanmoins chargé de vous dire combien elle regrettait de ne pas être là et m’a permis de dévoiler un de ses secrets d’écriture. Elle a en effet testé la sortie dans le marais, la nuit en babouches, a puisé dans les sensations qu’elle a ressenties pour écrire sa nouvelle et s’est beaucoup amusée dans cet exercice. Quant à nous lecteurs nous avons été séduits par la vivacité du ton et notamment par le patois vendéen de Germaine. Cette nouvelle a fait revivre sous nos yeux un aperçu de la réalité moderne des habitants des campagnes environnantes pour qui les voyages à l’étranger n’ont plus de secret même s’ils peuvent avoir leurs inconvénients…
Le deuxième prix a été attribué à Madame Odile Chapeau pour Les Dents du loup. Ce qui nous a charmés dans cette nouvelle c’est la retranscription fidèle des défis intimes que se lance une petite fille obligée de braver la nuit. C’est cette petite musique intime qui a résonné à nos oreilles comme un écho lointain de notre enfance, mais c’est aussi la chute de la nouvelle qui est un clin d’œil joliment tourné et propre à surprendre le lecteur comme toute bonne chute de nouvelle.
Le premier prix a été attribué à Monsieur Michel Bretaud pour sa nouvelle Le Jour où je suis mort. Bravo tout d’abord pour la qualité de son style et pour le remarquable travail sur la langue qu’il a accompli. Les phrases sont resserrées et révèlent la pensée intime du personnage. On l’accompagne alors dans sa dérive et dans son complet désarroi. En tant que lecteur on est alors en prise directe avec ses émotions. C’est cette réalité livrée à l’état brut qui nous présente l’image trouble de la complexité humaine, comme un miroir tendu vers une humanité en dérive totale, sans manichéisme et sans complaisance. C’est aussi, en arrière-plan, la critique d’une société moralisatrice qui nie tout désir et qui a sa part de responsabilité dans l’histoire du personnage. Très belle nouvelle qui a l’élégance de laisser une large place au lecteur.

Marie-Pierre Blanchet-Picaud.

Le samedi 6 décembre 2008, Montaigu.
Par Association Montalyre - Publié dans : Concours de nouvelles 2008
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 22:30
Présents : Denise, Claude et Marie-Pierre

Excusés : Bernard, Simone, Christelle et Marie-France.


Ordre du jour :

Concours de nouvelles :.
Nous avons reçu  32 nouvelles en tout.
Le concours suit son cours… Lecture et choix des premiers textes auront lieu mercredi 5 novembre à 20h30 à la salle Ratouit afin de sélectionner les 9 à 12 textes lauréats. Puis le choix final se fera le vendredi 14 novembre à 20 heures à la salle des Rochettes (Attention à bien noter le changement de salle). Bernard est chargé d’amener l’appareil de l’association afin de prendre quelques photos souvenir.
Un chèque de caution de 200,00 euros est à donner le jour de la remise du prix c’est à dire le samedi 6 décembre en même temps que l’on ira retirer la clé à la mairie. Le pot sera organisé par Denise et Claude. On va acheter des verres pour l’association.
Blandine se chargera de contacter  Pierre pour lui demander s’il veut faire une séance de dédicace à la maison de la presse et à quelle heure celle-ci aura lieu. Elle remplira la fiche du panneau d’affichage de la mairie, puis, contactera Denise qui est chargée de voir avec la maison de la presse. Maïté se charge de contacter les journalistes. Marie-Pierre envoie un courrier d’invitation au Maire et à l’Adjoint à la culture.
Atelier de convivialité :
Compte-rendu du jeudi 16 octobre à la salle de l’Egault à partir de 16 heures. Les thèmes prévus sont les vacances et la préparation de la soirée interculturelle. Chaque personne viendrait avec un plat de son pays et une chanson ou une danse. Il y avait une Ivoirienne, une Béninoise, une Roumaine, une dame du Daghestan. Il y a eu beaucoup d’échanges et l’atelier a été une vraie réussite.
La soirée interculturelle est prévue le samedi 22 novembre à la salle du Pont Boisseau à Saint-Georges de Montaigu (l’heure est à confirmer).
Le projet du marque-page :
Rappel du précédent CA : Maïté a demandé à Dominique Gauvrit qui est Directeur  de la Maison de la Presse, Médiapa, s’il serait d’accord pour sponsoriser un marque-page de l’association. Il est d’accord sur le principe et serait prêt à les distribuer aux clients du magasin. Il n’a pas été débattu de leur contribution. Denise a fait faire des devis à Imprimerie Boutet : pour 300 : 115,94 hors taxe.
Imprimerie du Bocage : 102 euros TTC. Devis pour 500 auprès de l’imprimerie du bocage par Bernard. Après réflexion Bernard va demander un devis pour 1000 exemplaires. Le directeur de la maison de la Presse propose de nous donner 40 euros. Denise fera une facture de cette somme.
Proposition de marque-page par la nièce de Denise. L’image est très sympa.
Texte à rajouter :
Les missions de l’association  > Les activités de l’association :
-    atelier de lecture dans les écoles, à la maison de retraite, à l’hôpital
-    atelier de convivialité
-    aide à l’alphabétisation  au sein de l’association Antenna
-    atelier d’écriture
-    cafés littéraires
-    lâcher de livres
-    concours de nouvelles
-    bourse aux polars…
Ajouter le logo de l’association des deux côtés en haut + celui de la maison de la presse en bas avec le numéro de téléphone de la maison de la presse Montaigu  + le blog et l’adresse de Montalyre : montalyre.over-blog.fr + montalyre.montaigu@hotmail.fr ; 68 avenue Villebois Mareuil 85 600  Montaigu


Une armoire à disposition au parc des Rochettes :
L’armoire a été mise à disposition par la mairie dans le couloir du 2ème étage de la maison des associations au parc des Rochettes. Marie-Pierre se charge de faire la lettre de remerciement en même temps que l’invitation à la remise du prix du concours de nouvelles.

Lecture à la maison de retraite :
Denise va passer Les Chroniques de la Bernuzière de Claude Mercier à Claude et ses histoires drôles en patois. Histoire que ça rigole à la maison de retraite. Si vous avez l’occasion d’aller voir l’exposition photo en long séjour au 2ème étage de l’ancien hôpital, n’hésitez pas elle vaut le détour.


SOS recrutement :
On a besoin de trouver de nouveaux lecteurs pour les ateliers dans les écoles et pour l’hôpital. Voir à remplir informations pour le panneau d’affichage tant pour  le recrutement de nouveaux lecteurs que pour proposer de participer aux ateliers d’écriture.


La prochaine réunion aura lieu le mardi 2 décembre 2008 20 heures 30 salle Ratouit. N’hésitez pas à nous y rejoindre.

Allez sur notre blog : montalyre.over-blog.fr
Par Association Montalyre - Publié dans : Compte rendu de l'assos
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 21:06

Présents : Denise, Simone, Christelle, Bernard Claude et

Marie-Pierre

Excusés : Marie-France et Nathalie.

 

Ordre du jour :

Concours de nouvelles :.

A ce jour nous avons reçu  20 nouvelles.

Christelle se charge éventuelles questions sur la boîte mail. Marie-Pierre propose que les membres du jury passent prendre les nouvelles pour les premières lectures le vendredi 17 octobre à partir de 18 heures au 68 avenue Villebois Mareuil. Les participants à l’atelier d’écriture ont été avertis lors de celui-ci.

 

Heure du conte dans les écoles :

A l’école Jules Verne il n’y a pas eu d’inscrits en CM2. Christelle reprendra contact avec le directeur avant les vacances de la Toussaint pour relancer le prochain atelier pour les CM1. Cela fonctionne très bien à l’école «  des Jardins ».

 

Atelier de convivialité :

Il commencera courant octobre. Il y a eu une préparation du premier atelier de convivialité le 6 octobre pour le jeudi 16 octobre à la salle de l’Egault à partir de 16 heures. Les thèmes prévus sont les vacances et la préparation de la soirée interculturelle. Chaque personne viendrait avec un plat de son pays et une chanson ou une danse.

La soirée interculturelle est prévue le samedi 22 novembre à la salle du Pont Boisseau à Saint-Georges de Montaigu (l’heure est à confirmer). La réunion de préparation avec les autres associations aura lieu le jeudi 23 octobre à 20 heures 30. Marie-France, Simone et peut-être Michèle se rendront à la journée de préparation.

 

Le projet du marque-page :

Rappel du précédent CA : Maïté a demandé à Dominique Gauvrit qui est Directeur  de la Maison de la Presse, Médiapa, s’il serait d’accord pour sponsoriser un marque-page de l’association. Il est d’accord sur le principe et serait prêt à les distribuer aux clients du magasin. Il n’a pas été débattu de leur contribution. Denise a fait faire des devis à Imprimerie Boutet : pour 300 : 115,94 hors taxe.

Imprimerie du Bocage : 102 euros TTC. Devis pour 500 auprès de l’imprimerie du bocage par Bernard (500 pour 134€ ). Après réflexion Bernard va demander un devis pour 1000 exemplaires. Le directeur de la maison de la Presse propose de nous donner 40 euros. Denise fera une facture de cette somme.

Proposition de marque-page par la nièce de Denise. L’image est très sympa.

Texte à rajouter :

Les missions de l’association  > Les activités de l’association :

-         atelier de lecture dans les écoles, à la maison de retraite, à l’hôpital

-         atelier de convivialité

-         aide à l’alphabétisation  au sein de l’association Antenna

-         atelier d’écriture

-         cafés littéraires

-         lâcher de livres

-         concours de nouvelles

-         bourse aux polars…

Ajouter le logo de l’association des deux côtés en haut + celui de la maison de la presse en bas avec le numéro de téléphone de la maison de la presse Montaigu  + le blog et l’adresse de Montalyre : montalyre.over-blog.fr + montalyre.montaigu@hotmail.fr ; 68 avenue Villebois Mareuil 85 600  Montaigu

 

Projet : faire une soirée slam 

Jean-Michel Adam, (boulevard Auguste Durand) Denise ? Noctambule ?

Règle des trois minutes. Slam poèsie. Le café littéraire janvier février soirée slam et éventuellement une initiation. Denise verra.

 

Une armoire à disposition au parc des Rochettes :

Un secrétaire de la Mairie a contacté Marie-Pierre pour lui indiquer qu’une armoire fermant à clé serait mis à disposition de Montalyre. J’appelle Christelle dès que j’ai la clé.

 

Réunion maison des jeunes :

Monsieur Humeau, Adjoint à la jeunesse à la mairie de Montaigu, a convié les associations à une réunion d’information sur la maison des jeunes. Les associations peuvent donner des informations sur leurs activités si elles le désirent et éventuellement à participer à des projets avec celle-ci. Il a été décidé par les membres du conseil que nous essayerons de répondre à des demandes exprimées par des jeunes dans la mesure de nos moyens et en restant dans le cadre de nos objectifs associatifs et que nous diffuserons les informations de l’association qui peuvent les intéresser (café littéraire, recrutement de lecteurs pour les heures du conte, bourse aux polars…)

 

SOS recrutement :

On a besoin de trouver de nouveaux lecteurs pour les ateliers dans les écoles et pour l’hôpital.

 

 

La prochaine réunion aura lieu le mardi 4 novembre 2008 20 heures 30 salle Ratouit. N’hésitez pas à nous y rejoindre.

 

Allez sur notre blog : montalyre.over-blog.fr

 

 

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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 22:21

Présents : Denise, Marie-France, Christelle, Bernard et

Marie-Pierre

Excusés : Simone, Claude et Nathalie.

 

Ordre du jour :

Concours de nouvelles :

Christelle a mis le règlement sur le blog de l’association. Blandine a réalisé des flyers en début d’été, Patrick les a photocopiés et Blandine et Marie-Pierre les ont déposés dans les bibliothèques et médiathèques de la région. Marie-France a constitué un fichier d’adresses mail des bibliothèques et Marie-Pierre a envoyé le règlement par mail du concours grâce à ce fichier.

Marie Rialland, lauréate du concours de l’an dernier est d’accord pour participer au jury.

A ce jour nous avons reçu 5 nouvelles.

Christelle se charge éventuelles questions sur la boîte mail. Marie-Pierre propose que les membres du jury passent prendre les nouvelles pour les premières lectures le vendredi 17 octobre à partir de 18 heures au 68 avenue Villebois Mareuil. Les participants à l’atelier d’écriture seront avertis lors de celui-ci.

 

La grande migration ;

Un mail sympathique nous est parvenu que nous vous livrons tel quel :

« Hier je suis allée à la maison du parc pour donner mon cours d’espagnol. J’avais pris avec moi, un article paru dans un journal espagnol, qui parlait de la mort d’Yves Saint Laurent. Dans cet article il était question d’un livre : « Le Blé en herbe » de Colette. Je n’avais jamais entendu parlé de ce livre-là et je me suis renseignée auprès de mes élèves.

Imaginez ma surprise quand, en sortant, j’aperçois sur la petite table de l’entrée de la maison du parc, le livre en question. Simple coïncidence… »

Carmen P.

 

Heure du conte dans les écoles :

Bernard annonce que l’heure du conte a commencé dès aujourd’hui à l’école des Jardins. Il y a 9 enfants inscrits de CM2 qui n’avaient pas bénéficié de l’atelier auparavant. A l’école Jules Verne, Christelle a rendez-vous avec le directeur lundi soir pour mettre en place les heures du conte dès la semaine prochaine. Bernard, Monique, Christelle, Claude et Thérèse assurent ces heures du conte. Merci à eux. Il manque un remplaçant pour assurer un fonctionnement serein. Si vous connaissez quelqu’un qui serait intéressé…

 

Reprise de l’atelier de lecture à l’hôpital :

L’atelier a été assuré durant le mois de juillet et reprend demain mercredi 10 septembre avec  Michèle et Marie-Pierre. Denise continue au deuxième étage. Nous sommes toujours intéressées par un nouveau lecteur : avis aux amateurs !

 

Réponse du Conseil Régional au courrier des différentes associations qui viennent en aide aux étrangers  afin qu’Antenna soit retenue comme organisme officiel pour l’alphabétisation des personnes étrangères.

Photocopie donnée à Antenna ainsi que la réponse du Préfet qui est parvenu au siège de l’association courant juin et dont voici la teneur :

« Vos courriers en date du 2 avril et du 3 juin 2008 relatifs à l’association Antenna ont retenu toute mon attention. D’après les renseignements dont je dispose, cette association est déjà agréée comme organisme de formation par la Direction régionale du travail et de la formation professionnelle.

Pour les demandes de subventions, il convient de s’adresser directement au Préfet de département, en sa qualité de délégué départemental de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (l’Acsé)/

Si l’association Antenna n’a pas encore déposé de dossier de demande de subvention, la procédure est expliquée sur le site internet de l’Acsé (www.lacse.fr) »

Courrier de Michel Vilbois, le Directeur de Cabinet du Préfet des Pays de la Loire. Montalyre continue à soutenir Antenna et s’inquiète du devenir de l’action d’alphabétisation de cette association.

L’alphabétisation a commencé le dernier vendredi d’août. La formatrice a annoncé environ 18 inscriptions dont 1/3 seulement d’étrangers. Simone aimerait que tous les bénévoles adhérent à Montalyre afin qu’un groupe se constitue et qu’il puisse y avoir des réunions d’organiser et que Montalyre soit l’association référente pour Antenna pour les bénévoles. Une réunion sera prévue entre les participants par Simone et Marie-France au mois d’octobre.

 

Atelier de convivialité :

Il commencera courant octobre.

 

Le projet du marque-page :

Rappel du précédent CA : Maïté a demandé à Dominique Gauvrit qui est Directeur  de la Maison de la Presse, Médiapa, s’il serait d’accord pour sponsoriser un marque-page de l’association. Il est d’accord sur le principe et serait prêt à les distribuer aux clients du magasin. Il n’a pas été débattu de leur contribution. Denise a fait faire des devis à Imprimerie Boutet : pour 300 : 115,94 hors taxe.

Imprimerie du Bocage : 102 euros TTC. Devis pour 500 auprès de l’imprimerie du bocage par Bernard.

Proposition de marque-page par la nièce de Denise. L’image est très sympa le texte est à affiner. Notre objectif c’est faire connaître toutes nos actions et inciter les gens à nous rejoindre.

Demande à la maison de la presse pour savoir à quelle hauteur ils peuvent sponsoriser notre marque-page par Bernard dès que la maquette sera prête.

 

Projet : faire une soirée slam 

Jean-Michel Adam, (boulevard Auguste Durand) Denise ? Noctambule ?

Règle des trois minutes. Slam poèsie. Le café littéraire janvier février soirée slam et éventuellement une initiation. Denise verra.

 

Article de presse : L’Oeil des Maines n°7 juillet /août 2008 :

Est paru cet été retraçant nos actions et en particulier le concours de nouvelles et invitant ceux qui le désirent à nous rejoindre au sein de Montalyre. Christelle met l’article sur le blog. Lors de la rédaction de cet article est apparu l’intérêt d’avoir des photos de nos actions. A nous de nous organiser pour qu’il y ait des photos de prise et qu’elles soient mises sur le blog pour mieux l’illustrer.

 

Une armoire à disposition au parc des Rochettes :

Un secrétaire de la Mairie a contacté Marie-Pierre pour lui indiquer qu’une armoire fermant à clé serait mis à disposition de Montalyre.

 

SOS recrutement :

On a besoin de trouver de nouveaux lecteurs pour les ateliers dans les écoles et pour l’hôpital.

 

 

La prochaine réunion aura lieu le mardi 7 octobre 2008 20 heures 30 salle Ratouit. N’hésitez pas à nous y rejoindre.

 

Allez sur notre blog : montalyre.over-blog.fr

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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 10:49
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