Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 19:04

                                               Gilbert et Louise

Il ne savait pas à quel point ce livre allait bouleverser sa vie… Quand l’homme lui tendit l’ouvrage, Gilbert n’en crut pas ses yeux. Il avait tout lu sauf celui-ci qu’il ne trouvait nulle part : une traduction du livre VII du Commentaires des Gaules de Jules César !! Et en plus, c’était la traduction de M.Nisard de 1865 !

 

En ce 25 juin 1960, Gilbert venait de rater le bus qui l’emportait chaque matin au bureau. Employé aux écritures dans le service des pensions du Ministère de la Marine, il n’avait, à vrai dire, aucune vocation particulière ni  pour la Marine, ni pour les retraités, ni pour les écritures administratives. Mais il fallait s’assurer le couvert et le gîte. Surtout le gîte. La petite chambre de bonne qu’il occupait lui était indispensable pour lire tranquillement.

 

Une fois de plus, il ne serait pas à 8 heures 30 devant sa table de travail. Et une fois de plus, son chef de bureau, M.Rouspignac, allait en tirer des conclusions désobligeantes sur ses capacités à servir le pays en général et la Marine Nationale en particulier. Monsieur Rouspignac lui avait déjà fait savoir à plusieurs reprises qu’il estimait que l’insistance de Gilbert à ne pas respecter les horaires était la conséquence directe d’une paresse insigne, d’une irresponsabilité manifeste et qu’au bout du compte, il ne méritait pas l’honneur de travailler pour l’Etat.

                                        

Gilbert aurait donc à patienter une heure de plus. Il n’envisageait même pas d’appeler un taxi, ses maigres émoluments ne lui permettaient pas ce luxe.

 

Devant le jardin de la bibliothèque, il avait avisé un bouquiniste qui venait d’installer son étal. L’homme allait rester tout le jour et probablement tard dans la soirée. Des ampoules et des fils électriques traînaient déjà autour de ses tréteaux. Gilbert s’était alors souvenu que, le lendemain samedi, c’était la fête du livre.

 

Il avait commencé à fureter dans les bouquins que l’homme déballait soigneusement. La plupart d’entre eux étaient écornés, légèrement froissés ou déchirés. Mais, de toute évidence, ils étaient choisis soigneusement en fonction de leur rareté. Nous étions entre connaisseurs.

 

- Vous faites une recherche particulière ? 

 

L’homme avait revêtu une blouse grise. Il portait la barbe en bataille et un béret poussiéreux d’un autre âge. Derrière ses lunettes à grosses montures, son regard bienveillant était celui des gens que la culture rend aimables, intelligents, curieux d’esprit, ouverts aux autres. Gilbert expliqua son goût pour la littérature ancienne : les auteurs grecs, romains…

Le bouquiniste avait alors pris un air gourmand en extrayant d’une caisse poussiéreuse, un livre à la reliure défaite et à la couverture lacérée.

- Et ça vous connaissez ?... 

 

Ce fut dans ces conditions que Gilbert allait avoir enfin une connaissance complète et rare de l’œuvre de Jules César. L’affaire fut conclue rapidement : ses quelques économies du mois passèrent dans la négociation. Gilbert se jeta sur le banc qu’il connaissait bien pour sa tranquillité dans les jardins de la bibliothèque.

 

L’heure était grave, en effet : Jules César était retourné à Rome pour ses affaires et pour lever quelques troupes supplémentaires. Pendant ce temps les Gaulois recommençaient à s’agiter autour d’un certain Vercingétorix. Les Carnutes et les Arvernes s’échauffaient en massacrant allègrement quelques citoyens romains qui avaient eu l’imprudence de séjourner dans Cénabum (Orléans). C’était l’hiver et  les Gaulois avait pronostiqué que le grand Jules aurait du mal à traverser les Alpes pour revenir rapidement dans leur pays.

 

Pendant le soulèvement de nos ancêtres dans le dos de César, un nouveau bus passa. Dans le dos de Gilbert aussi…

 

La pétarade du troisième bus le tira enfin des intrigues menées par les peuplades gauloises.…. Laissant là le fantôme de César, Gilbert se précipita pour arriver à son labeur avec deux heures de retard. Il y trouva Monsieur Rouspignac dans son humeur des grands jours :

- Si je comprends bien, mon jeune ami…

L’expression « mon jeune ami » était de mauvais augure. Il n’était pas bon d’être ami avec Monsieur Rouspignac, ni d’être jeune d’ailleurs.

- Si je comprends bien, poursuivit-il d’un ton doucereux, vous êtes en retard parce que vous êtes inquiet pour la réussite de la campagne gauloise de Jules César. 

C’était une manière un peu raccourcie de résumer ce que Gilbert venait de lui dire, mais ce n’était pas complètement faux. Pris au dépourvu par sa propre étourderie, Gilbert avait préféré lui décrire la vérité : son goût pour les livres, la rareté du livre VII, le temps qui avait passé si vite devant la bibliothèque…

- Vous vous foutez de ma gueule ? 

M. Rouspignac était colérique, mais n’employait jamais d’expression familière ou vulgaire. Son discours se révélait en général feutré et châtié. Il essayait de copier le vocabulaire et la forme des messieurs de la haute fonction publique à laquelle il rageait de n’avoir jamais eu accès malgré son dévouement à l’Etat.

 

En un mot, Gilbert prit le savon de l’année qui s’acheva termine par la phrase magique :

- Vous avez de la chance d’avoir un oncle… 

 

Gilbert remercia mentalement l’oncle Edouard, membre du cabinet du Ministre, qui avait promis à sa brave mère de le faire embaucher comme vacataire au Ministère. Il faut dire que la culture livresque de Gilbert n’avait jamais vraiment été appréciée à sa juste valeur par l’Education Nationale. Ses analyses de Cicéron, Ronsard, Beaumarchais, et autres Rousseau relevaient selon ses enseignants de la fantaisie la plus haute et des notes les plus basses. Gilbert se souvenait souvent de l’air exaspéré avec lequel l’oncle Edouard avait dit un jour à sa mère :

- Ne t’inquiète pas, je m’occupe de ce bon à rien… 

C’est ainsi que le « bon à rien » analysait depuis trois ans les dossiers de retraite des vaillants aventuriers à pompon de la Marine Française.

 

Le lendemain, Gilbert était résolu à faire don du livre VII  de Jules César à la bibliothèque municipale, de façon à compléter la collection publique qu’il savait dépareillée. Il lui paraissait déraisonnable que les citoyens de cette ville, actuels et futurs, ne soient pas complètement informés du déroulement de la Guerre en Gaule. Il pensait important que ses concitoyens sachent que, si nos ancêtres étaient bien les Gaulois, ceux-ci étaient un peuple « pluriel », composé d’une multitude de tribus. Bien malin qui pourrait dire s’il descendait des Sénons, des Sénaques, des Carnutes, des Véliocasses, ou peut-être des Eburovices. En outre, la Gaule était un des lieux de passage préféré des hordes de barbares venues du Nord de l’Europe. Si l’on ajoute à cela, l’influence romaine véhiculée par les troupes de César,  Gilbert en déduisait que le français qui se dit « de souche » devrait préciser laquelle.

 

Il fréquentait assidûment la bibliothèque municipale, y faisant souvent des recherches personnelles. Il aimait y faire un emprunt qu’il dévorait dans son lit, tard dans la nuit, ou bien rester dans la salle de lecture jusqu’à la fermeture. Gilbert y avait son coin préféré où il passait de longues heures. En plein hiver, la salle était sombre très tôt, Gilbert finissait ses lectures, souvent seul, à la faible lueur des lampes de bureau installées sur chaque table. Aux beaux jours, il levait parfois le regard : un bout de ciel et les frondaisons du jardin public lui permettaient de rêver à ce qu’il aurait aimé écrire s’il avait eu un talent d’auteur.

 

En le voyant passer la porte vitrée, Mademoiselle Louise leva le nez de son fichier pour l’accueillir avec le sourire. Elle était ravissante, Mademoiselle Louise avec son bandeau à fleurs dans les cheveux et ses jolis yeux de biche. Enthousiasmé, Gilbert lui décrivit sa découverte de la veille :

- Vous vous rendez compte, Mademoiselle Louise, la traduction de 1865, juste devant chez vous… 

Mademoiselle Louise aimait bien l’émerveillement de Gilbert pour les livres. Elle répondit que, oui, elle se rendait compte et le remercia de son geste. Elle parlerait du don de Gilbert à l’adjoint du maire.

- Et puis le siège d’Alésia… Tout est là ! Comme si on y était… 

 

Mademoiselle Louise examina soigneusement le livre. Elle allait l’enregistrer et en prendre le plus grand soin, dit-elle.

- Nous pourrions fêter ça au restaurant… 

La phrase était partie comme ça, en lui échappant. Mais Gilbert savait qu’il avait envie depuis longtemps de sortir avec Louise, sans jamais avoir osé formuler une telle proposition. Avec son bandeau, ses lunettes, son air de jeune fille sage et sa façon de s’intéresser à ses extravagances littéraires, il n’avait pas pu résister. Un silence d’une fraction de seconde s’installa, juste le temps qu’il se morde les lèvres en prenant conscience de ce qu’il venait de dire. Elle sourit :

- Pourquoi pas ?

Par Association Montalyre - Publié dans : Concours de nouvelles 2008
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 19:03

VENTI LEZIONI

 

Il ne savait pas à quel point ce livre allait bouleverser sa vie. Il l'avait trouvé sous le banc de la Gare Saint-Lazare, celui où il nichait depuis trois mois.

***

Une déchéance comme les autres. Renvoyé de l'usine après une rixe générale impliquant dix-sept ouvriers. Renvoyé par la femme et la fille le lendemain, très exactement vingt-sept heures plus tard. Plus de maison. Monté à Paris, ville de tous les possibles.

Pas de moral, pas de démarches. Pas d'alcool non plus, pas une goutte, îlot de dignité.

Beaucoup de temps, une infinité de temps. Des journées s'allongeant sans fin entre quatre heures quarante-cinq du matin et onze heures trente-sept du soir, horaires du premier et du dernier train de son quai.

***

En venant s'installer avec son sac en toile à carreaux rouges grand format, son bleu de travail, sa doublure de manteau, ses chaussures éventrées, sa longue barbe noire triangulaire, il voit sous son banc un livre. Il lui servira à rembourrer son oreiller pour la nuit.

Le matin vers quatre heures, il se réveille avec un torticolis, sa tête a pris la forme du livre dans l'oreiller. Il s'apprête à se venger en balançant la source de ses douleurs sur les rails. Puis il pense à la longue journée qui l'attend. Bon, c'est quoi ce livre, après tout. Venti lezioni di scacchi per i giocatori avanzati. Et merde, c'est pas du français. Un but dans la journée : comprendre. Il ne le balance pas.

***

Quand il interpelle les gens dans la rue en pointant du doigt le titre incompréhensible, on se détourne invariablement. La barbe trop longue, le gros orteil qui dépasse, sans doute. L'odeur peut-être. Enfin, un jeune couple léger s'esclaffe en riant : mais c'est de l'italien ! Vingt leçons d'échec pour joueurs avancés. Ouaouh, ça c'est du titre. Tout est facile pour eux, lui français, gros et gras, bretelles, elle italienne, fine, robe volante, sourire jusqu'au soleil. Ils l'accompagnent à la librairie, au coin de la rue, lui achètent un dictionnaire. Gracie. Prego.

***

Trois mois pour tout déchiffrer. Pour apprendre à dire roi dame fou cavalier tour pion en italien. Pour comprendre les centaines de dessins d'échiquiers en italien.

Il marmonne des mots d'italien. N'arrête plus d'en marmonner. File les touristes milanais qui dépensent des fortunes sur la rue de Rivoli et s'engouffrent plein de sacs dans leurs taxis.

***

Il a compris. Maintenant il veut palper les pions du bout des doigts. Sentir la couronne du roi, la crinière du cavalier, les créneaux de la tour, les habits de la reine (la regina !) : a-t-elle quelque chose en-dessous ? Il veut les saisir violemment, les étrangler, les triturer sur tous les échiquiers du livre. Il en rêve la nuit et le jour, il est obsédé par le pas chassé du fou noir qui erre, tel un fantôme, sur ses cases noires, qui n'arrive pas à aller sur les blanches, la règle c'est la règle.

***

Ses pas sur ses cases noires à lui finissent par le conduire de la Gare Saint-Lazare, via la rue de Rivoli, à la rue Faidherbe, va savoir pourquoi ! Il n'y a vraiment aucune raison, enfin ! C'est complètement dingue ! Même pas une goutte d'alcool avec ça ! Juste une grosse bouteille de coca avec de l'eau potable dedans. Des gens dans la rue l'ont souvent traité de pervers comme s'il mettait du vin dedans pour se cacher. Mais c'est de l'eau potable. L'îlot de dignité.

Rue Faidherbe. Il marche sur le trottoir, croise ces gosses déprimants qui rentrent de l'école, débordant de paroles, en se dandinant, le nez dirigé vers leur mère. Un peu comme sa fille. Pour ne pas voir, il baisse le regard. Aperçoit des fenêtres en contrebas. Des tables contre la fenêtre. Sa longue barbe triangulaire dans le reflet. Mais derrière le reflet, une main osseuse tient un bout de bois. Une reine blanche.

C'est une bibliothèque, un lieu public ! Même lui peut y aller. Il pose son sac en toile sur le trottoir près du feu rouge. Personne n'y touchera. Il entre. Cela fait trois mois qu'il n'est pas entré quelque part. Même son banc sur le quai est en plein air. Il fait chaud. Il aimerait enlever sa doublure de manteau, mais n'ose pas.

En entrant dans la salle, ignorant les regards hostiles, il voit de loin, près de la fenêtre, un crâne dégarni, celui à la main osseuse et à la reine blanche. Il reste planté, mains pendantes.

Il repart. Le panneau indique que la bibliothèque ouvre demain à treize heures. Ce soir, encore six heures à attendre, puis la nuit, puis demain encore neuf heures. C'est long.

***

Il est de retour. Pose son sac sur le trottoir près du feu rouge. Passe la main sur son bleu, comme pour l'arranger un peu, dans sa barbe comme pour la coiffer. Se préparer au grand rendez-vous.

Treize heures, le rideau de fer remonte à la manivelle. Non, personne n'a le droit de le chasser. Service public. L'odeur n'est pas une infraction.

Le jeu d'échecs ? La dame assise sous le panneau « Inscriptions » ne comprend rien. Ce n'est pas à cause de sa voix tremblante, mais de l'italien. En français ça va mieux. Derrière le comptoir, étagère du bas, près des livres pour enfants. Trois instructions, une boîte, trente-deux morceaux de bois sculptés, où blancs et noirs se mélangent. La reine blanche est d'une beauté indescriptible. Douce sous les doigts, sensuelle dans la paume.

Il s'installe à la fenêtre, sac en toile dehors sur le trottoir dans le champ de vision.

***

Tous les jours, du lundi au samedi, de treize heures à dix-neuf heures. Il dévore son livre. Marmonne de l'italien. Fait claquer les pièces de bois sur le plateau. Ouvre la boîte, la referme, juste pour savourer le bruit du tout petit loquet en métal qui vient se loger dans la fente. Tourne les pages hâtivement. De retour sur son banc, il réfléchit en italien aux parties qu'il voudra jouer demain. Il en rêve la nuit, le matin, le dimanche. De la tour noire qui s'élance à l'assaut de trois pions blancs, des cavaliers qui se battent en duel, des douze coups qui suffisent à faire tomber le roi. Du fou noir qui sortira enfin un jour des sentiers battus.

Quand il arrive, il pose son livre et sa bouteille de coca sur la table, sa doublure de manteau sur le dossier de sa chaise. Puis effectue son trajet dans la grande salle de lecture d'un pas mal assuré. Depuis la fenêtre jusqu'aux livres pour enfants, puis retour. Une chose le rendrait encore plus heureux : enlever ses chaussures et se gratter les plantes de pied sur la moquette rugueuse, passer le fil électrique de l'ordinateur portable du voisin entre les orteils. Mais à chaque fois qu'il a essayé de les retirer discrètement,  les dames de la bibliothèque se sont plaintes dans les cinq minutes. Il a compris qu'il était obligé de les garder aux pieds s'il voulait pouvoir venir tous les jours.

***

Aujourd'hui encore, il est là. Enroule deux ou trois pions dans sa barbe noire, marmonne des noms de cases en italien, titille du bout du pied gauche le talon de sa chaussure droite. Boit une gorgée d'eau potable. Déplace le fou noir de trois cases sur les cases noires.

« Excusez-moi Monsieur, est-ce que je pourrais jouer une partie avec vous ? » Il lève très très lentement la tête. Pourquoi moi ? Le monde ne s'arrête-t-il pas à la limite de cet échiquier ? La femme s'assoie sur la chaise d'à-côté. « Je m'appelle Régine. » Il glisse doucement, du bout des doigts, le plateau vers elle. Voit sur elle que les pions blancs lui conviendront mieux. Partager, il en avait oublié la saveur.

Une partie qui n'est pas dans le livre.

Par Association Montalyre - Publié dans : Concours de nouvelles 2008
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 18:57

Des mots sous le sable

 

Elle ne savait pas à quel point ce livre allait bouleverser sa vie. Aïcha restait immobile devant le bureau d’Anne, elle regardait le cadeau que celle-ci venait de lui donner, un livre, un vrai sur lequel on voyait une silhouette de femme drapée de coton brun. Anne, la secrétaire, était déjà partie, pressée comme tous les soirs, en retard pour son train comme tous les soirs. C’est avant d’enfiler la deuxième manche de son imperméable qu’elle avait sorti le livre de son sac : « Regarde ce livre, il s’appelle comme toi, je te le donne, à demain, n’oublie pas de fermer les toilettes du couloir. » Aïcha aimait beaucoup Anne, elle lui demandait de l’aider pour ses papiers, elle lui apportait des gâteaux, du couscous et, tous les ans, au retour du Maroc, elle lui offrait une poterie, une petite tajine. Anne connaissait tellement de choses, presque tout, et aujourd’hui elle lui donnait ce cadeau incroyable, un livre, à elle Aïcha. On ne refuse pas un cadeau, on ne rend pas, on prend. Elle débrancha machinalement le fil électrique et appuya sur l’aspirateur pour le rembobiner, elle prit le livre et s’assit.

Sur la couverture elle reconnut bien le A de Aïcha. Avec Anne elles avaient ri ensemble, complices comme des gamines d’avoir la même lettre, cette lettre au toit pointu de tente berbère, la tente où elle était née. Et puis les deux petits points c’était son signe à elle, déjà elle le pressentait, cela parlait d’elle. Elle n’osait pas vraiment le croire en caressant la jaquette lisse et brillante. L’image ne mentait pas, cette silhouette marchait dans le désert, là-bas, dans un autre temps qu’elle avait enseveli sous des tonnes de jours sans soleil. Elle ouvrit, et resta devant la page blanche, une page de sable dont elle sentait le grain sous ses doigts.

Elle est petite fille et elle court après la chèvre dans la dune, elle s’essouffle, bute sur une pierre et s’étale dans le sable chaud. Deux secondes, elle reste allongée, goûte une volupté interdite. La chèvre, il faut courir encore, le soleil l’éblouit, tout devient blanc, elle se laisse étourdir. Aïcha ferme un instant les yeux, secoue la tête, se reprend, elle tourne deux pages et s’arrête page 7. Dans le désert blanc les petits cailloux mis à nu par le vent, sont alignés par les rafales qui strient l’erg balayé par le chergui soufflant de l’est. Elle effleure le papier, elle sent encore le grain du sable derrière les lignes. Le chameau marche avec peine, les hommes se battent pour arrimer la tente de laine marron, sa mère trait la chèvre sans se soucier de ses voiles qui flottent en bannière autour de son corps souple.

Aïcha essuie ses joues d’un geste brusque, larmes ou sueur quelle différence ? Elle tourne encore une page et scrute l’horizon au-delà de ce sol monotone quand elle reconnaît ce véhicule qui se détache incongru dans ce monde minéral primaire : « t a x i », elle tremble de retrouver ces quatre lettres, il y a longtemps qu’elle les connaît, ces grosses lettres jaunes sur la Peugeot ; elle se cache sous un burnous au fond de la tente, son père l’appelle, sa mère a disparu après une embrassade furtive, on la prend, on la place de force à l’arrière, à côté de son père, elle a 11 ans, encore enfant. Elle va découvrir en même temps son corps de femme et le désir violent de l’homme. On l’a mariée, vendue, exilée dans cette ville hostile.

Pourquoi ce livre raconte-t-il ces jours de deuil, pourquoi fait-il surgir ces fantômes qu’elle tente d’enfouir sous des gros tas de cailloux ?

Elle referme le livre, le glisse dans la grande poche plastique qui lui sert de sac à main, elle rattache ses longs  cheveux bruns, quitte la blouse en nylon qu’elle porte sur son éternel jean, ferme le centre médical désert et va attendre le 52 sous l’aubette. Un instant dans les cahots du bus, elle se retrouve sur le dos d’un chameau, elle ferme les yeux, esquisse un sourire puis se reprend, se gronde intérieurement de sa bêtise.

La nuit est bien avancée quand elle arrive à son appartement, elle ne peut s’empêcher de rouvrir le livre, elle scrute les mots, les signes, concentre sa tête souffrante pour rassembler les bribes de connaissances. Là, elle reconnaît soudain trois lettres « e a u », elle voit sourdre entre deux roches l’oued asséché, plus loin encore « eau », elle entend « aman » résonner en berbère au creux de son oreille ;  la voilà qui court à travers les pages à la recherche de cette eau précieuse et rare, elle s’est perdue son bidon à la main, elle a peur, elle boit l’eau qui l’apaise, elle attend. Ses yeux glissent encore sur la page et sourient quand elle lit : « A ï c h a », c’est la voix de son frère au loin qui l’appelle, elle est sauvée.

Ses yeux fatiguent, sa tête a mal, elle continue pourtant, c’est encore le « t a x i » inquiétant qu’elle rencontre. Cette fois-ci c’est elle qui a décidé, elle part loin du mari abusif, elle serre contre elle le petit garçon affolé ; les lignes défilent, les rues, les rails, les files d’attente, les gens indifférents. Elle ne regrette rien.

Elle est là ce soir, seule, libre et tandis qu’elle sombre dans un demi sommeil elle se promet, ce livre, elle le lira tout entier, elle déchiffrera tout, dut-elle y mettre le reste de sa vie, ce livre est le sien. C’est dans un creux de sable qu’elle s’endort.

De bonne heure elle s’éveille, sans alarme ce matin, un samedi sans travail. Elle regarde le livre resté à côté d’elle, le prend dans sa main gauche. Elle pose sur la tranche son pouce droit de femme de ménage et fait dérouler les pages comme elle a vu faire avec envie ces gens qui manipulent toujours des livres par centaines. Elle recommence, se prend au jeu qui devient facile. Elle approche ce tourbillon de pages de son visage et respire dans l’odeur du papier un vent léger qui lui caresse la joue. Au très profond d’elle-même Aïcha sent sourdre une onde qui descend de sa nuque, fait vibrer son cœur et se glisse insidieusement entre ses reins, ses cuisses, ses genoux, une source qu’elle croyait à tout jamais tarie.

 

Par Association Montalyre - Publié dans : Concours de nouvelles 2008
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Samedi 20 octobre 2007 6 20 /10 /Oct /2007 14:07

Concours de nouvelles

 

     102 nouvelles sont arrivées de toute la France et même de l’étranger. Une première sélection de onze nouvelles a été faite. Ont été retenus :

Martine Berton (33-Atigues) Fabienne Betting (94-Saiint’Maude) Rachel Colas (51 Bois de Villers) Edith Karinthy-Durnez (75-Paris) Philippe Laperrouse (69-Grézieu-La-Varenne) Jacques Plateau (72- Le Mans) Cécile Point (85-Montaigu) Marie Rialland (44-Clisson) Marie-José Robert Scheweda (85-Landeronde) Eric Rochegude (26-Valence) Patrick Sant-Anna(38-Sassenage)

 

     Le jury de 14 personnes, avec l’écrivain  Pierre Bordage a retenu 3 nouvelles dont les auteurs seront connus le samedi 27 octobre. Nous aurions aimé que la remise des prix ait lieu à la cédéthèque, lieu culturel de notre ville, malheureusement, cela n’a pas été possible.

 

Remise des prix le samedi 27 octobre, en présence de Pierre Bordage, à la salle Ratouit, tout près de la mairie, à Montaigu. Un apéritif sera servi. Nous comptons sur vous.

 

Fête interculturelle du 6 octobre

 

     Cette fête était organisée par Echanges et solidarité, le CCFD, Le Plumier, Montalyre, Le secours catholique, l’Acat, Amnesty, Réel, associations de parents d’élèves, Arsonic.

     La soirée fut très sympathique, autour de plats venant de pays différents : Turquie, Maroc, île Maurice, Réunion, Cambodge, Vietnam, Kosovo, Afghanistan, France. Nous avons mangé des plats délicieux et échangés avec les différents participants. Une suite est à donner, c’est par la communication que l’on évite les incompréhensions et les peurs.

 

Antenna : les cours ont repris à petite vitesse. De nombreuses personnes étrangères demandent un soutien pour l’alphabétisation. Antenna étudie les possibilités car il faut pour cela un nécessaire travail des professionnelles, aidées par les bénévoles. Avec Simone, nous étudions la possibilité d’après-midis conviviaux pour aider des femmes à entendre notre langue et les aider à s’intégrer. Une famille Arménienne arriverait le 17 octobre. Ceux qui veulent aider à leur accueil, faites-vous connaître, nous avons besoin d’aide.

 

Dates à retenir : l’apéritif dînatoire pour les adhérents : samedi 30 novembre Rochettes, 19h

Bourse aux polars : le samedi 1er décembre de 14h30 à 19h, salle Ratouit

 

 

 

Prochaine réunion le mardi 6 novembre, 20h 30 salle Ratouit. Rappel : tout le monde est invité à nos réunions de bureau.

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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 21:05
 La soirée interculturelle, saveurs métissées"  aura lieu le 6 octobre de
19h à 23h à la salle des fêtes de Montaigu, vous pouvez apporter un plat de votre pays,
une entrée froide ou un dessert pour un partage. De la musique et un petit coin animation
pour les enfants sont prévus.
Associations participant à cette fête : CCFD, Amnesty, le plumier, secours catholique, ACAT, Réel, Echanges et
solidarité, parents d'élèves écoles, Montalyre, Equilibre, Arsonic...
Par Association Montalyre - Publié dans : informations diverses
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 21:01
A près avoir reçu  plus d'une centaine de nouvelles venant  toute  la France et d'ailleurs .... la remise des prix aura lieu le samedi 27 octobre 2007 à 11 heures à la salle Ratouit, près de la mairie de Montaigu (85).  C'est avec plaisir que nous vous accueillerons nombreux.
Par Association Montalyre - Publié dans : Concours de nouvelles 2008
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Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /Sep /2007 14:25

CA du 4 09 20007

 

Présents : Denise, Claude, Christelle, Marie-jo, Nathalie, Bernard, Maïtée.

Excusées : Blandine et Bernadette.

 

Antenna  Contact pris avec Lionel Gaborit, Nathalie part en formation pour l’année, les bénévoles vont être recontactés et travailleront sans doute avec Nathalie Guillas. Fin septembre, Maïtée rencontre le président et le directeur d’Antenna pour la signature des accords.

 

REEL Maïtée intervient à nouveau avec la responsable des ateliers de bénévolat Brigitte. Brigitte prépare les exercices, Maïtée l’assiste. Le mardi 4/9, 8 participants, personnes en contrat d’insertion. Devant le plaisir éprouvé par les participants, le  projet de faire un petit spectacle est envisagé, à partir des exercices des ateliers. Donnez vos idées autour du mot construire :Chansons, petits textes, mimes etc…

 

Lecture dans les écoles : Bernard a déjà organisé les plannings pour Desjardins et J.Verne. Les ateliers commencent le 18/9, jusqu’au 23/10, pour les CM2. A partir de La Toussaint l’heure du conte deviendra ¾ h à J.Verne.

 

Contes de Malyrette Le mauvais temps n’a pas permis les lectures, en été, sous le kiosque de la cité de l’Aurore, déception.

 Mr Chéreau a répondu favorablement à notre demande pour une heure de lecture tous les 2e mercredi du mois, à l’annexe du centre social, dans la salle d’attente. Il s’agit maintenant d’attirer les bouts de chou et leurs parents pour ce moment de convivialité.

 

Semaine bleue Cette année, M.De Labarthe a une programmation trop chargée, nous ne participerons pas. Marie-Jo et Maîtée étudieront dans un autre type d’intervention.

 

Rencontre avec une responsable Du CAT. Les responsables auraient souhaité une aide de Montalyre pour l’animation. Maïtée avait déjà dit que cela paraissait difficile, vu notre calendrier bien chargé et le nombre de personnes pouvant s’impliquer dans des actions. Mdme Petiot a souhaité quand même une rencontre. Après une visite très intéressante des locaux et  la découverte du fonctionnement du centre, il a été prévu de donner par écrit des idées d’animation pour des ateliers, permettant des échanges et une expression  pour les personnes du CAT suivant leur niveau. Voir pour des idées avec Maïtée.

 

Fête interculturelle du 6 octobre préparation lundi 17 septembre à 20h30, à la salle des fêtes de Montaigu.

 

CONCOURS DE NOUVELLES A ce jour, vendredi 14 septembre de l’an de grâce 2007, 102 nouvelles sont arrivées, suivant le cachet de la poste et le suivi des consignes, 97 restent en concours. Les paquets de nouvelles ont été distribués au 13 membres du jury. 1ere rencontre le  26 septembre au parc des Rochettes, il ne faudra garder que 10 nouvelles pour ensuite une sélection des trois finalistes le 3 octobre, salle Ratouit, par les 13 du jury. Pour la remise des prix, nous devons attendre les disponibilités de Pierre Bordage.

Maïtée a rendez-vous le mercredi 26 septembre avec la présidente d’A 2BM et la nouvelle responsable de la cédéthèque pour une éventuelle remise des prix dans ce lieu. A suivre.

Prochaine réunion le mardi 2 octobre, salle Ratouit.

 

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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 18:46
 

Compte-rendu du C.A du12 juin

 

Présentation du projet du concours d’écriture, aux journalistes.

         Ce concours arrive après 4 années d’ateliers d’écriture (deux années à la cédéthèque avec Pierre Bordage et deux années au sein de l’association).Plusieurs adhérents ont participé à des concours. Blandine en a gagné deux, à Mortagne et à Pau. Le règlement est annoncé dans la presse locale et envoyé sur un site « concours de nouvelles », il paraît aussi sur notre blog, la ville de Montaigu a accepté de créer un lien sur son site, voir association Montalyre. Le concours est ouvert aux plus de 16 ans pour ne pas faire doublon avec celui du printemps du livre. Les résultats seront proclamés au moment de lire en fête, en octobre (voir avec ABM et cédéthèque pour lieu de remise des prix).

     Ier prix : 150 euros

     2e prix : 100 euros

     3e prix : 30 euros de la maison de la presse.

     Ce concours vient après plusieurs activités de l’asso : ateliers d’écriture dans les écoles et à REEL, stages avec « Vivre et l’écrire » d’Orléans, ou avec jeunesse et sport : « récits de vie ».

 

Mercredi 19 juin

     Bernard et christelle font le point avec Blandine qui a créé le blog, Christelle fera la mise à jour.

 

Fête interculturelle du 6 octobre avec Echanges et solidarité, Le Plumier, Acat , Amnesty, CCFD, Artsonic, assos de parents d’élèves, Secours catholique.

 

Réunion de préparation le 26 juin au parc des Rochettes.

Prochaine réunion le 17 septembre à 20h30 salle Ratouit.

 

Opération Malyrette (notre mascotte petite souris) : lecture dans les cités pour les petits.

Pour la cité de L’aurore, déjà trois tentatives presque infructueuses, pas de lieu fermé. Dans cette cité, il n’existe aucun lieu convivial pour des activités ou des rencontres. En accord avec les HLM, un créneau a été retenu sous le kiosque, de 16h à 17h le dernier mercredi de chaque mois. Jusqu’ici, le temps déplorable n’a pas favorisé l’action, les enfants ne jouent pas dehors. Nouvelle tentative en juillet, peut-être en restant plus longtemps.

 

     Pour les cités des Genêts et de l’Aubépine, un créneau a été demandé à la mairie le 2e  mercredi du mois de 16h à 17h dans l’annexe du centre social. Nous attendons la réponse du maire, cela semble être en bonne voie.

 

Bourse aux polars, organisée par Montalyre le 1er décembre à 14h30 à la salle Ratouit, sur le principe de l’échange, 1 euro pour ceux qui n’auraient pas de livres à échanger.

 

30 novembre, apéritif dînatoire ouvert à tous les adhérents aux Rochettes

 

Michel Milcent, écrivain de laBoissière de Montaigu, rencontré à notre apéro du printemps du livre, a eu la gentillesse de nous donner trois livres, vous pouvez les trouver chez Maïtée.

 

Prochain CA   mardi 4 septembre (exceptionnellement dans le baraquement, en bas de la salle Ratouit)

Par Association Montalyre - Publié dans : Compte rendu de l'assos
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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /Juin /2007 20:24

Règlement du concours de nouvelles Montalyre 


1 - La nouvelle doit commencer par : Il (elle) ne savait pas à quel point ce livre allait bouleverser sa vie… Et trois "indices" sont à glisser dans le texte de la nouvelle : fantôme, taxi, fil électrique.

2 - les nouvelles doivent occuper entre 3 et 6 pages - plus précisément, leur taille ne doit pas excéder 9.000 signes, incluant lettres, chiffres, marques de ponctuation et espaces entre les mots - et doivent porter un titre. Le texte sera, par ailleurs, rédigé en français. Police : Times New roman, caractère 12, et interligne double. Les textes doivent être imprimés (ou dactylographiés) et envoyés en trois exemplaires

3 - Le concours est exclusivement réservé aux vrais amateurs. Cela signifie que ne sont pas admis à concourir : - les personnes percevant ou ayant perçu des droits d'auteur ou une rémunération pour des œuvres littéraires, - les personnes dont tout ou partie de l'activité professionnelle consiste à écrire des œuvres de fiction (artistes qui écrivent leurs spectacles, par exemple). En dehors de ces cas, le concours est ouvert à toute personne âgée de plus de 16 ans qui a envie d'écrire des histoires

4 - Afin que soit préservé le strict anonymat des participants jusqu'au choix des lauréats, les textes sont à marquer à côté du titre d'un signe distinctif (3 lettres suivies de trois chiffres). Le nom exact de l'auteur et ses coordonnées (adresse, n° de téléphone, éventuellement e-mail ), sont à joindre à l'envoi dans une enveloppe cachetée séparée, avec le signe distinctif à reproduire sur l’enveloppe.

5 - Les envois doivent être adressés jusqu'au 10 septembre 2007(le cachet de la poste faisant foi) à l'adresse suivante : Montalyre - Concours Nouvelles - 4 rue de la communauté - 85600 Montaigu

6 - Un jury, composé de membres de l’association Montalyre et sous le patronage de l’écrivain Pierre Bordage, se réunira pour distinguer les meilleures nouvelles. Les personnes faisant partie du jury ne peuvent pas participer au concours.

7 - Les gagnants seront personnellement informés puis récompensés au cours du Lire en fête au mois d’octobre. Le premier prix est un chèque de 150 euros, le second prix, un chèque de 100 euros, le troisième prix, un bon d’achat de 30 euros pour des livres donné par la maison de la presse de Montaigu. Les deux nouvelles seront publiés sur le site internet de Montalyre. Les candidats non retenus en seront avisés uniquement s'ils ont joint une enveloppe timbrée libellée à leur adresse ou s'ils ont indiqué une adresse électronique. Aucune nouvelle ne sera renvoyée.

8 - Le jury est souverain pour trancher et prendre toutes les mesures qui pourraient s'imposer, notamment concernant la qualité d'"amateur" des candidats. Ses décisions sont sans appel

Par Association Montalyre - Publié dans : Concours de nouvelles 2008
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /Mai /2007 21:09

Montalyre est une association loi 1901, créée pour faire des actions en faveur de la lecture, de l'écriture et de l'expression, sur la ville de Montaigu en Vendée.
Depuis 2002, Montalyre a mis en place :

- Des ateliers de lecture à la maison de retraite, à l'hôpital, dans les écoles.
- Des animations pendant la semaine bleue avec la maison de retraite et pendant les journées Livres à l'école
- Un atelier d'écriture mensuel
- Un lâcher de livres sur la ville au printemps
- Des cafés littéraires dans les bars de la ville ou à l'occasion du printemps du livre
- Des ateliers pour  l'association d'insertion REEL
- Des participations à des manifestations locales : Printemps du livre, fête du commerce équitable, foire exposition
- Des liens avec des associations : Arts au soleil, Amis parcours, Associations des parents d'élèves de l'enseignement public
- Des actions ponctuelles au centre social ou dans les écoles
- Un intérêt pour l'histoire : la généalogie avec Jacques Rivière, 250 diapos autour du livre "Mémoire des Vendéens" de Michel Gautier.
- Des ateliers d'alphabétisation sous l'égide de l'association Antenna : soutien en complément des cours donnés par les formateurs d'Antenna.

L'association, forte de 30 adhérents, se réunit généralement le deuxième mardi de chaque mois. Elle est ouverte à tout le monde. 

Si vous voulez rejoindre Montalyre ou obtenir plus de renseignements, n'hésitez pas à contacter le : 02 51 94 11 54

Par Association Montalyre - Publié dans : Association Montalyre
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