Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 18:45
Concours de nouvelles de Montalyre 2008.

Je commencerai par remercier tous les partenaires qui ont rendu cette rencontre possible, je rappellerai brièvement ce qu’est l’association Montalyre et l’objectif général qui anime ses actions, et je concluerai en parlant du cru des nouvelles 2008 et des nouvelles des trois gagnants avant que ne leur soient remis les prix.

remerciement à Pierre Bordage de nous faire l’amitié d’être le président du jury pour la deuxième année et cela malgré un agenda chargé. Merci à lui pour sa très grande disponibilité et sa générosité et pour avoir été un passeur de mots efficace puisque c’est grâce à lui que l’atelier d’écriture existe dans Montalyre et, par extension, le concours de nouvelles puisqu’à l’origine il a animé un atelier d’écriture au sein de la cédéthèque de Montaigu et qu’il perdure désormais au sein de l’association Montalyre.
Remerciement à M. Chéreau,  Maire de Montaigu pour le soutien financier qu’il apporte à notre association et pour sa présence parmi nous aujourd’hui,
Merci également à la maison de la presse de Montaigu qui offre le troisième prix du concours et nous soutient régulièrement dans les actions que nous entreprenons.
Merci bien évidemment à tous les participants et écrivains en herbe qui ont concouru cette année et qui nous font l’amitié d’être là aujourd’hui.
Je serai ingrate si j’oubliais de citer les membres du bureau et les membres du jury qui ont participé à la mise en place du concours et tout particulièrement Blandine qui en a trouvé le thème et le règlement.

Montalyre est une association loi 1901 dont l’objectif est de promouvoir la lecture et l’écriture à travers des actions sur le secteur de Montaigu : lecture dans les lieux publics : hôpital, maison de retraite, école, café littéraire atelier d’écriture et atelier d’alphabétisation et lutte contre l’illettrisme en concertation avec Antenna. Plus largement, ce que nous y défendons c’est de faire de la culture un lieu d’échanges vivants, un creuset commun où nous nous redéfinir. 

Aussi quoi de mieux qu’un concours de nouvelles ?
Donc un grand merci aux participants du concours. 32 candidats ont concouru cette année. C’est moins que l’an dernier (104 participants) c’est dû au choix de restreindre géographiquement la participation aux habitants des Pays de la Loire afin qu’une rencontre soit possible. Il y a eu une première sélection de 8 textes qui ont fait l’objet de la dernière rencontre des membres du jury. Il faut ajouter que si le nombre de participants a été plus faible la qualité des nouvelles sélectionnées a été considérée comme bonne par tous les membres du jury.
Ce qui a été rafraîchissant dans la lecture des nouvelles cela a été la variété des tons que le thème « sueurs froides » avec une action qui devait se dérouler à la campagne, a déclenché dans l’imaginaire des participants. Ce qui a déterminé les choix du jury c’est la qualité littéraire des textes.
Le troisième prix a été attribué à Madame Mathilde Thomas pour Hyperhydrose de Baratpur. Elle ne peut pas être parmi nous et vous prie d’excuser son absence. Elle m’a néanmoins chargé de vous dire combien elle regrettait de ne pas être là et m’a permis de dévoiler un de ses secrets d’écriture. Elle a en effet testé la sortie dans le marais, la nuit en babouches, a puisé dans les sensations qu’elle a ressenties pour écrire sa nouvelle et s’est beaucoup amusée dans cet exercice. Quant à nous lecteurs nous avons été séduits par la vivacité du ton et notamment par le patois vendéen de Germaine. Cette nouvelle a fait revivre sous nos yeux un aperçu de la réalité moderne des habitants des campagnes environnantes pour qui les voyages à l’étranger n’ont plus de secret même s’ils peuvent avoir leurs inconvénients…
Le deuxième prix a été attribué à Madame Odile Chapeau pour Les Dents du loup. Ce qui nous a charmés dans cette nouvelle c’est la retranscription fidèle des défis intimes que se lance une petite fille obligée de braver la nuit. C’est cette petite musique intime qui a résonné à nos oreilles comme un écho lointain de notre enfance, mais c’est aussi la chute de la nouvelle qui est un clin d’œil joliment tourné et propre à surprendre le lecteur comme toute bonne chute de nouvelle.
Le premier prix a été attribué à Monsieur Michel Bretaud pour sa nouvelle Le Jour où je suis mort. Bravo tout d’abord pour la qualité de son style et pour le remarquable travail sur la langue qu’il a accompli. Les phrases sont resserrées et révèlent la pensée intime du personnage. On l’accompagne alors dans sa dérive et dans son complet désarroi. En tant que lecteur on est alors en prise directe avec ses émotions. C’est cette réalité livrée à l’état brut qui nous présente l’image trouble de la complexité humaine, comme un miroir tendu vers une humanité en dérive totale, sans manichéisme et sans complaisance. C’est aussi, en arrière-plan, la critique d’une société moralisatrice qui nie tout désir et qui a sa part de responsabilité dans l’histoire du personnage. Très belle nouvelle qui a l’élégance de laisser une large place au lecteur.

Marie-Pierre Blanchet-Picaud.

Le samedi 6 décembre 2008, Montaigu.
Par Association Montalyre - Publié dans : Concours de nouvelles 2008
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